Présentation de l’école sous ENAMC

 

L’ENA est le principal outil de formation par lequel l’Etat du Sénégal assure la promotion de la recherche pédagogique dans les domaines artistiques et culturels.

Créée  par le décret n°95.936 du 10 Octobre 1995, dans le cadre de la restriction des écoles nationales de formation, l’Ecole Nationale des Arts (ENA), marque une étape nouvelle dans le développement des Arts et des métiers de la Culture de notre pays. En effet, l’ENA provient de la fusion des quatre (04) établissements suivants :

  • l’Ecole Nationale des Beaux-arts
  • l’Ecole Normale Supérieure d’Education Artistique
  • le Conservatoire National de Musique, de Danse et d’Art Dramatique
  • l’Institut de Coupe, Couture et de Mode.

 

La première école de formation artistique, le Conservatoire des Arts fut créé en 1948 par l’avocat Paul Richez et formait des danseurs modernes et des musiciens.

En 1959, ce Conservatoire est transformé en Ecole des Arts du Mali et regroupait l’ancien Soudan français et le Sénégal qui venait alors d’être indépendant. Elle est logée au Théâtre du Palais.

En 1960, cette école éclate et donne naissance à l’Ecole des Arts du Sénégal et le Président Léopold Sédar SENGHOR y fait créer l’Ecole d’Architecture. Elle est alors installée sur la Corniche Ouest dans le site qui devait abriter le Musée des Civilisations Négro-africaines. En plus des danseurs et des musiciens, l’école formait des artistes plasticiens. Le niveau d’études requis pour le recrutement était le certificat d’études primaires et élémentaires(CEPE) pour la Division des Beaux-arts et le Brevet d’Etudes au Premier Cycle pour la formation des maîtres de dessin.

En 1972, l’Ecole  des Arts devient Institut National des Arts et est composé de trois écoles dont l’Ecole d’Architecture, le Conservatoire et l’Ecole des Beaux-arts. L’Ecole d’Architecture est restée intégrée au complexe de la formation artistique de l’Institut National des Arts jusqu’en 1973 date de son autonomisation ; elle est alors transférée dans ses locaux propres.

Le Conservatoire National de Musique, de Danse et d’Art Dramatique (CMDAD) est créé en 1978 par le décret n°78-708 du 1er juillet 1978. Il est composé des cinq divisions que sont :

  • la Division de Formation des Musiciens Modernes
  • la Division de Musique Traditionnelle
  • La Division de l’Education Musicale
  • La Division Danse
  • La Division d’Art Dramatique.

Née en 1979, l’Ecole Nationale des Beaux-arts (ENBA) dispense des cours d’arts plastiques, de communication et de design. Le diplôme obtenu durant 4ans d’études comprend trois options (Art, Communication et Environnement). Le recrutement se fait par tests pour les candidats titulaires du brevet ou ayant le niveau de troisième.

L’Institut National des Arts disparait pour des problèmes de locaux et d’effectifs d’élèves est remplacé par des structures autonomes avec des sites distincts et organisées chacune par des textes.

L’Ecole Normale Supérieure d’Education Artistique (ENSEA) créée en 1979 forme des professeurs d’éducation artistique en quatre ans d’études. Pour y entrer, il fallait avoir le baccalauréat ou un diplôme en équivalence pour subir les tests de sélection.

Le décret n° 95.936 du 10/10/1995 portant création, organisation et fonctionnement de l’Ecole nationale des Arts (ENA) consacre la fusion structurelle des quatre (4) anciennes écoles nationales: l’Ecole normale supérieure d’Education artistique (ENSEA), l’Ecole nationale des Beaux-arts (ENBA), le Conservatoire national de Musique, de Danse et d’Art dramatique (CNMDAD) et l’Institut de Coupe, de Couture et de Mode (ICCM) (actuellement sous la tutelle du Ministère de la jeunesse) Elle compte trois départements et chaque département regroupe des filières de formations professionnelles de types académiques.

L’ENA est donc un établissement d’enseignement professionnel multi-niveaux (moyen, secondaire, supérieur), ayant comme mission principale d’assurer une formation académique dans les domaines des arts plastiques, des arts scéniques, de l’animation culturelle, de la coupe/couture et du stylisme/modélisme.

L’Ecole Nationale des Arts, héritière des formations artistiques initiées successivement avant l’Indépendance, est devenue la seule école de formation professionnelle  de notre pays dans ces domaines. Aussi, est-elle attachée à un réseau de partenariat avec les milieux professionnels de l’Art et de la Culture, au Sénégal et dans le monde.

L’ENA est née dans un contexte où la créativité artistique sénégalaise se développe for bien et que les références nationales d’une bonne formation artistique existent. Les rencontres internationales en matière de musique, d’art plastique et d’art dramatique, permettent aux créateurs sénégalais de se situer, mais surtout de voir le niveau que devra atteindre la formation des générations montantes, si celle-ci veut rester crédible face à leur demande. D’où les mesures suivantes qui accompagnent le décret créant l’ENA :

  • La suppression de l’automaticité de l’accès à la Fonction Publique des futurs sortants de la nouvelle école ;
  • l’ouverture de ladite école au secteur privé par la participation de celui-ci à la formation des élèves, leur encadrement pédagogique et au financement effectif de la formation de ceux qui lui sont particulièrement destinés parmi ces élèves ;
  • l’ouverture de l’école aux étudiants et stagiaires étrangers ;
  • l’instauration à son profit d’un droit devant lui permettre de générer des ressources financières et de les recycler.

Le séminaire sur les métiers de la Culture, organisé à Dakar les 31 mai et 1er juin 1997, a révélé la forte demande exprimée par les acteurs culturels sénégalais en matière de formation à consacrer aux métiers et emplois culturels. Cela a été confirmé par le comité de suivi dudit séminaire, ainsi que les conclusions du forum consacré au même sujet, à l’occasion du FESNAC 99. Aussi, une telle demande devrait-t-elle faire l’objet de programmes et de modules dispensés dans les différents départements de l’Ecole Nationale des Arts (ENA), selon deux systèmes d’enseignement : la formation académique et la formation non académique. Le potentiel novateur de l’ENA à travers ses deux systèmes de formation, conduirait à une révision des schémas et des concepts jusqu’ici en vigueur. En effet, le contexte national de la régionalisation avec la prise en charge de l’action culturelle par les collectivités décentralisées, introduit une forte demande en formation des acteurs culturels, à laquelle il devient urgent de répondre.

Ce système d’enseignement concerne les formations pour lesquelles sont obligatoires un concours d’entrée, la fréquentation à plein temps des enseignements de jour et le passage d’un examen final conduisant à la délivrance d’un diplôme de fin d’études. Déjà dix (9) filières abritent des formations conduisant à des métiers et offrant aussi des possibilités de spécialisation dans les écoles supérieures d’Art. Ces formations concernent :

  • Les professeurs d’Education Artistique Plastique
  • Les professeurs d’Education Artistique Musicale
  • Les animateurs culturels
  • Les Artistes Plasticiens d’Expression : peinture, sculpture, gravure, autres expression en couleur, volume et graphisme
  • Les Artistes Plasticiens Graphistes : spécialistes des arts graphiques et de l’image publicitaire, avec les moyens scripto-audiovisuels
  • Les Artistes Plasticiens de l’Environnement humain, design, aménagement, décoration,
  • Les Musiciens : musique classique, musique moderne, musique traditionnelle, musique de variétés
  • Les Comédiens,
  • Les Danseurs

Toutes ces formations peuvent recevoir, en fonction des places disponibles, les candidats qui remplissent les conditions d’accès propres à chaque filière.

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